Que je dégradasse les murs de la classe

400-coups-1959-04-gJean-Pierre Léaud as Antoine Doinel

Another week, another film de la Nouvelle Vague. This week it was Truffaut’s Les Quatre Cent Coups (terribly translated into English as The 400 Blows—the title in French is actually from an expression (“faire les quatre cent coups”) which means literally something like “to do the 400 tricks” and idiomatically to live a wild life, to raise hell. I really liked Les Quatre Cent Coup. Loved it, really. But I’ve gotta keep this brief so I can go write about À Bout de Souffle, among other things (The Crying of Lot 49, Ulysses, Einhard—shoot me now).

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Antoine et René (Patrick Auffey)

Dans Les Quatres Cent Coups, Truffaut explore la dichotomie entre la liberté de la jeunesse (qui est représenté par le temps qui Antoine dépasse avec René—à la fête foraine, en courant dans les rues de Paris) et la répression de l’enfance (les confins de l’appartement claustrophobe—particulièrement la chambre d’Antoine, qui est dans le couloir—et son salle de classe, tous deux préfigurer les confins plus étroites de la cellule qu’il s’occupera au commissariat. Il y a une tension dans le film entre les espaces ouverts et les espaces petits, confiné. Truffaut et son caméraman, Henri Decaë, utilisent les angles et les plans à renforcer ce contraste. Quand Antoine est avec René, le caméra, en général, est loin d’eux, regardant vers le bas d’en haut ou à travers la rue, y compris dans les plans de beaucoup d’espace ouvert. Le caméra n’envahit pas leur espace, il les regarde simplement neutre. Ça c’est pas du tout le cas dans les scènes dans l’appartement de la famille d’Antoine. Dans l’appartement, le caméra est toujours très proche d’Antoine, dans son espace, le confinant juste comme ses parents. Antoine est toujours le plus heureux quand il a d’espace, quand le caméra est loin de lui, quand il peut faire ce qu’il veut. Bien, ce contraste est mieux illustré au centre d’observation pour les jeunes délinquants parce que l’espace et liberté sont à coté d’emprisonnement. Le centre est dans le paysage, au milieu de nulle part, entourés d’espaces libres, mais il est un endroit de clôtures et de limites—dans le sens le plus littéral. À la fin, Antoine échappe ces confins, il se libère, fuyant dans l’espace ouvert et il va à la plage, qui est l’endroit le plus ouvert et libre dans le film. À la plage, le caméra, qui le suivait comme il a couru, se détache et nous regardons à distance pendant Antoine se réjouit de la liberté des vagues.

La cinématographie n’ajoute pas simplement à ce contraste; il donne une réalité au film qui le rend formidable. Les prises longues et méandres imitent la vie. À cause de la caméra à l’épaule, le film à une honnêteté et une clarté. C’est aidé, aussi, par les nombreux plans subjectifs d’Antoine. Par exemple, les premiers plans en contre plongées de Paris qui sont du perspective d’un garçon dans une voiture mettent le public dans la place d’Antoine immédiatement. Le public voit Paris tout comme Antoine, et tout d’un coup nous sommes des jeunes garçons aussi. La génie de la cinématographie (et du film) est dans sa simplicité. Ce n’est pas un film sentimental sur l’enfance, remplie avec les notions d’adultes qui ne savent rient. C’est un image honnête et vrai de ce que cela signifie d’être jeune.

Il faut reconnaître que rien de tout cela n’aurait été possible sans la brillance de Jean Pierre Léaud. Sa performance spontanée et naturaliste est comme la vraie vie. Sans du tout essayer, il provoque une grande sympathie du spectateur. Avec quelqu’un d’autre le film n’aurait pas été possible.

Je pense que c’est intéressant que Truffaut a décidé de terminer le film avec un freeze-frame (un arrêt sur l’image, bof). C’est pas juste un plan d’Antoine avec la mer à son derrière; c’est un freeze-frame, sans action, sans mouvement. Il est très fermé comme dernière plan, même si le fin du film est tellement ouvert (on ne sait pas ce qu’il va faire ensuite).  C’est une contradiction, un paradoxe même. Normalement, on pense que si un film ou un livre a une fin ouverte, c’est pas possible d’avoir aussi de la fermeture, mais je pense que Les Quatre Cent Coup a réussi à avoir les deux. Aussi, parce qu’Antoine regarde le spectateur, le film se sent comme un acte d’accusation du public, de la société. Nous ne pouvons pas détourner les yeux.

DINO_1958_The_400_Blows_AFilming Antoine’s run to the sea.
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