Of Second Semester and Bostonian Berezinas

Napoleon’s Crossing of the Berezina, January Suchodolski

It’s second semester (already), I’m buried under something like 92 inches of snow (and 110 inches of reading, if you stack it all vertically), I have a new favorite place to get tea, we’ve only had 1 full week of school since the semester started (welcome to Boston), and I’m now officially no longer an age that can be passed off as belonging to childhood. Not like it’s been busy or anything.

But a new semester means a new crop of classes and no matter how many inches of snow life throws at you or how many snow days you get as a result, school must go on (even if it means extra Friday classes for the rest of eternity). So here I am, nose more constantly in a book than usual. (I did not remedy the four paper classes problem of last semester. No one is surprised.) This semester, the culprits are French Lit 70b (19th and 20th century tales of identity), The Art of Film, The American Novel (taught by my friend the Ulysses professor), and a religion class called Faith and Authenticity, which is about existentialism. It’s a good selection, but not one designed to keep my stress levels in check. Oops.

Funnily enough, though, my schedule has not been treating me like I expected it would. French lit was supposed to be my hardest class. I expected reading the novels would be a nightmare and writing about them would be even worse. Instead, not only do I love it, but reading the novels hasn’t proven all that bad and it’s certainly far from my hardest class (that title goes to the Existentialism class which had me read all of Genesis and Plato’s Five Dialogues for one night of homework). Film and American Novel fall somewhere in between (film giving tons much work, though little of it very hard, and American Novel being entirely made up of reading American novels. What a hardship.).

Anyway. I now officially write about French literature in French. 

La Réalité et le Spectacle dans Adieu

Bien qu’il peut sembler que la question “est-ce un texte réaliste” est relativement simple, ce n’est pas le cas du tout avec Adieu de Balzac. En fait, on peut dire que, dans Adieu, Balzac joue beaucoup avec l’idée de la réalité et du réalisme. Le roman est divisé en trois parties et, au premier coup d’oeil, il semble que—au moins—le deuxième section est réaliste parce qu’elle peint une image très vivante des horreurs de la campagne de Russie de Napoléon. Mais, après une deuxième inspection et prise en conjonction avec la dernière partie, on peut voir qu’Adieu n’est pas un texte réaliste, mais plutôt un texte qui se moque de la réalité et lui prend comme sujet, pas comme son but.

Si le texte d’Adieu était composé seulement de la deuxième section, je dirais que le livre est réaliste. L’histoire de la traversée de la Bérésina est pleine d’images qui donnent l’impression du réel et qui démontrent un rejet délibéré de notions conventionnelles de ce qui était considéré «approprié» dans un roman, et, au lieu, adopte l’idée de représenter la vérité froide et dure. Par exemple, l’image au commencement des “infortunés se laissaient écraser [par leur propre maréchal et ses hommes] plutôt que de bouger, et périssaient en silence, en souriant à leurs feux éteints, et sans penser à la France” (48). Cet image des hommes qui meurent pour la France aux mains (ou, plutôt, aux pieds) de leurs compagnons d’armes avec des sourires sans penser à la France, est brutal, éprouvante, et, cause de tout cela, il est très réel—presque trop réel. Toute la section continue comme ça, dans la même manière, avec la même brutalité et sincérité. Balzac ne glorifie pas la guerre ou Napoléon; ce n’est pas de la propagande. Il n’y a pas de la gloire dans la mort, seulement la réalité misérable et brutale. Dans la description des fantassins comme “des malheureux… appartenant à toutes les nations que Napoléon avait jetées sur la Russie…” (48, accent ma propre), Balzac les compare à des objets, qui sont sacrifiables, remplaçables, qu’on peut “jeter” avec les déchets. Ici, il démontre un vrai rejet de l’idée normale de la guerre, de servir sa nation, du patriotisme et l’honneur et la gloire. Ces concepts n’existe pas dans la réalité de la guerre et Balzac n’a pas peur de dire ça. Grâce à cette honnêteté et sa capacité de peindre des images avec des mots, la deuxième partie semble vraiment réaliste.

Mais on doit regarder, maintenant, tout le texte. La fin de l’histoire est particulièrement fascinant: à la fin, Philippe reconstruit la Bérésina sur sa terre pour ramener la memoire à Stéphanie. Ici, on a deux constructions de la réalité: l’idée de Philippe de “la réalité,” la chose qu’il veut restaurer à Stéphanie, et la reconstruction de Philippe de la réalité de la traversée de la Bérésina, un faux-réalité. En construisant sa propre Bérésina, Philippe se moque de la réalité de la première et il crée une distance entre la réalité du texte et nous. Cette construction de la réalité est un microcosme de la construction de la réalité qu’est le livre et, en particulier, la dernière partie. Il nous fait prendre conscience de ce fait à travers son action. Avec cette distance dans nos têtes, on peut revenir au deuxième partie et remarquer que Balzac laisse des indices partout qui soulignent la distance entre ce qu’il décrit et la réalité. Je pense spécifiquement à son usage du mot “spectacle” pour décrire la traversée: “ce grand général… se mit à contempler le spectacle que présentait le camp,” (48), “la jeune comtesse eut deux fois ce spectacle [des malheureux qui ont roulés dans le feu], et resta muette” (58), “la jeune comtesse…contemplait ce spectacle [la construction du radeau]” (70). Tout au long du récit, Balzac nous rappelle que ce n’est pas la vraie réalité, mais c’est plutôt une construction que le spectacle que crée Philippe. Pour nous aider à faire le lien, il appelle la création de Philippe un “spectacle” aussi: “Sucy fit quelques pas pour s’arracher à ce spectacle” (92). Pour Balzac dans Adieu, le réalisme est un sujet, une chose à explorer, pas une méthode.

Alors, je pense que, même si Balzac utilise un langage très réaliste (particulièrement dans le deuxième partie), le texte n’est pas vraiment réaliste parce qu’il contient tant de réalités qui se moquent les uns des autres et nous rappellent de leur propre construction et irréalité.

It felt very appropriate reading about Napoleon’s Russian campaign and the failed crossing of the Berezina during these last few Bostonian weeks. Going outside felt like participating in a simulation or conducting research.

Processed with VSCOcam with g3 preset

The Bostonian Berezina. A bit more civilized than the original.
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