La Perte du Foi: An analysis of Hardy’s Scédase and its political implications

Hardy, lui-même

So sophomore year. Yep, it’s a thing and I’m doing it and it’s been a month and nothing’s gone terribly wrong. Yet. I have no real feelings about sophomore year one way or another quite yet. So far I’ve sort of just been doing it. Going along. Class to crew, crew to homework, homework to bed with runs and a few meals thrown in. Maybe a movie or two. The dreaded mixer. Some Berryline. And oh yes. The occasional punch event (more on that some other time).

But let’s talk about something (maybe) more interesting than punching and being punched: classes! My course schedule is a little bit whack this semester. Not sure how it all happened—it’s all a bit random. I’m getting rid of my math requirement by taking intro to archaeology (I know right? so far not sure where the math comes in except in dates and the occasional percentage. . .), which has turned out to be a ridiculous amount of busy work (all very involved, many diagrams and maps have been made) even if it isn’t hard at all. Then I’m in a class on the English Romantic poets taught by a professor who sounds as if he’s constantly on the edge of tears. Class is mostly him reading fragments of poetry in varying degrees of melancholy, while half the class fights to be the one most obviously hanging on his every syllable and the other half sleeps. I’ve read more Wordsworth this last month than I ever thought I would ever (which is nice), but I can’t say I’m not happy we’ve move onto Coleridge now. (Can’t wait for Keats!) Then I’m in a class on Postwar European culture, which sounds wonderful in theory, but is actually the worst class I’ve taken here probably. The short of it is that I’m getting absolutely zilch out of it. The long of it I don’t have the energy to explain at the mo.

My last class (and by far my favorite) is a seminar on violent 17th century French literature. It’s brilliant. So’s the prof. And the TF. And I’m never prouder of anything I’ve done than when I finish one of these horribly hard to understand plays, having understood all of it.

So, here’s an essay I wrote on Alexandre Hardy’s Scédase, which was written and performed in about 1604, but wasn’t published until around 1625. It was devilishly hard to read, beating even Proust for incomprehensibility and complexity. But I survived it. And even wrote something pretty decent about it.

Oh, and this was written while listening to Ogden’s Nut Gone Flake on repeat. Not sure if there’s any connection. Just thought it ought to be noted.

La Perte de la Foi: Une Condamnation d’Une Conception du Monde

Scédase, ou l’hospitalité violée, d’Alexandre Hardy est non seulement une tragédie personnelle d’un père, mais aussi c’est une condamnation d’une conception du monde comme un endroit régi par des lois et des règles, un monde où tout est fixe et tout suit le chemin il se doit. En raison de cette condamnation, la tragédie est, aussi, une déclaration politique qui questionne l’efficacité et moralité d’un système judiciaire et mondiale où les criminels sont impunis et les gens qui vivent par la loi récoltent des conséquences désastreuses.

Dans Scédase, il s’agit des trois échecs des figures paternelles. Au niveau le plus élémentaire, on a Scédase lui-même, qui échoue dans son devoir comme père de protéger ses filles quand son absence permet leur viol. Mais son échec est plus profond: parce qu’il a installé en ses filles une foi dans un système où la relation entre l’hôte et l’invité est sacrée (un système politique renforcé par des lois et aussi un système religieux surveillé par des dieux (Jupin Xénien v. 1028)), il les a mis en place pour l’échec: si elles n’avaient pas crû dans le droit d’hospitalité, elles n’auraient pas accueilli les hommes étrangers dans leur maison. Au deuxième niveau, il y a l’échec du roi, le père de ses peuples, quand il refuse d’aider Scédase à apporter la justice aux violeurs de ses filles. Et, au niveau le plus grand, il y a l’échec de Dieu (ou même dieux), le père des cieux, qui ne sert pas la justice céleste aux violeurs. Alors, on a chez Hardy une condamnation des figures d’autorité qui, selon lui, ne parviennent pas à protéger ceux qui comptent sur eux. Cette critique implique aussi une condamnation du système politique de ce monde: si le roi ne fait pas les choses qu’il devrait, qu’est-ce qui reste?

Dès le début du texte, Hardy développe un thème politique. Le texte commence par un monologue d’Archidame, vieux roi de Spartes, qui déplore le déclin moral de la cité. Mais tout au long du texte, Hardy souligne les aspects politiques ou sociaux du situation (souvent au lieu des aspects émotionnels), particulièrement le fait que la violation est une infraction d’hospitalité. Même Scédase, quand il énumère ses griefs pour les éphores, dit “Contre l’infraction de l’hospitalité” avant “Contre l’assasinat d’une brutalité” (v. 1131-1132) et Théane, au milieu de son viol, appel aux dieux sur la base du “droit de l’hospitalité” (v. 772), pas sur la base de son humanité. La violation lui-même n’est pas le point de ce texte; plutôt, Hardy veut utiliser la violation comme un moyen d’examiner la système judiciaire et le société dans son ensemble et qui révèle l’impuissance du père face au système. Archidame déplore la corruption dans Spartes et, par la fin, on voit cette corruption exacte. Charilas a raison quand il demande à Euribiade “Nous, dans Sparte premiers, d’illustre parentage, / Craindre ce paysan?” (v. 649-650); ils ne doivent pas avoir peur de Scédase du tout: l’écart entre lui et eux est si grand qu’à la fin les éphores ignorent Scédase parce qu’il accuse des nobles tandis qu’il est juste un roturier. La justice n’est pas, il semblerait, aveugle comme Agésilas a dit au début du l’Acte V.

Mais peut-être le plus intéressant élément de la condamnation d’Hardy du système politique et social est la perte de la foi de Scédase. Il commence par laisser ses filles avec l’assurance que tout ira bien parce que “l’Homme juste chemine ès pays étrangers, / Inviolable et sûr au milieu des dangers” (v. 335-336), une phrase qui montre sa foi dans les lois sociaux qui gouverne l’hospitalité. Parce qu’il croit que cette phrase est vrai, c’est logique que l’inverse serait vrai aussi: quelqu’un qui accueille un étranger sera également inviolable. Il vit dans un monde où la question d’Évandre “Qu’appréhenderait-on pour des filles de bien?” (v. 900) est sensée: dans un monde gouverné par des lois, des rois, et des dieux absolument justes, on ne craigne pas pour les bonnes gens du tout. Mais, malheureusement, notre monde n’est pas cette monde et Scédase apprend cette leçon dans une manière sévère. Juste après le viol, il demande aux dieux “oisif[s]” (v. 1035) ce qu’ils faisaient pendant l’acte parce qu’il croit qu’ils existent et, simplement, ils ne regardaient pas à l’instant où le viol a eu lieu. Mais il passe rapidement à un état plus incertain: “Tel acte, en ta présence impuni, montre bien / Que l’univers n’a point de chef qui le régisse, / Que tout roule au hasard, sans ordre et sans justice, / Que les plus vertueux sont les plus outragés” (v. 1036-1039). Là, Hardy démontre que les croyances de Scédase ont commencé à ébranler. Mais il a un peu d’espoir: le roi terrestre, le miroir du roi céleste, peut lui donner du justice. Les dieux peuvent lui aider à travers les lois humaines. Mais ce roi aussi le trahit et le monde du Scédase tombe en ruines. Aussitôt qu’il est jeté dehors de la salle des éphores, il appelle les dieux une fois de plus, mais cette fois-ci il parle au conditionnel, disant “Si quelque arbitre sied dans le throne céleste, / Arbitre incorruptible, arbitre souverain, / Qui mes justes clameurs écoute plus humain” (v. 1238-40). Scédase n’est plus certain que quelqu’un lui l’écoute. Et quand personne lui répond, il est certain: les rois, terrestres ou célestes, sont sourds à ses appels et impuissantes (s’ils existent, dans le deuxième cas). Ils ne gouvernent pas le monde; le monde ne fonctionne pas par des règles ou des lois. Il n’y a pas d’ordre de l’homme ou de dieu. Le croyance dans l’état, dans le roi, dans le ou les dieu[x] est une illusion, et même, une illusion dangereuse, la croyance dans laquelle pourrait on tuer. Grâce à la caractère de Scédase et sa perte de foi, Hardy montre l’horreur d’un monde sans ordre, sans quelqu’un qui le gouverne. Mais, ce qui est intéressant est qu’Hardy propose que c’est mieux de savoir ce fait—de connaître le monde pour ce qu’il est—que de croire dans une illusion.

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