Old things from when I wrote in French

Mary Wollstonecraft et son Divorce de la Féminité dans sa Défense des droits de la femme

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Mary Wollstonecraft, John Opie, c. 1797

Wollstonecraft commence sa Défense en disant que son propre sexe (“my own sex” 31) “will excuse me, if I treat them like rational creatures, instead of flattering their fascinating graces, and viewing them as if they were in it a perpetual state of childhood, unable to stand alone” (31). Cette citation introduit un problème qui persiste tout au long du texte: la question de nous et eux, le problème de la localisation de Wollstonecraft elle-même dans son texte. “My own sex” ne vient pas avec “them”; “them” implique qu’on parle de l’autre, mais “my own sex” unit le sujet avec l’autre. On a une contradiction dans la coeur du texte qui pourrait fausser l’argument.

Dans son introduction, Wollstonecraft parle de nous—“men endeavour to sink us still lower, merely to render us alluring objects for a moment” (30, accentuation la mienne)—se présentant comme un membre d’un groupe qui est plus large qu’elle: les femmes, un front de solidarité. Mais cette utilisation de nous, de “us”, commence à disparaître après le début*—au moins dans le contexte de “nous, les femmes” (elle l’utilise parfois comme “nous, mon lecteur et moi”—un “nous” sans identité réelle ou fixe et particulièrement sans gendre)—d’être remplacer par “eux”: les hommes essaient toujours de “keep them in a state of childhood” (46, accentuation la mienne). Ce mot “them” introduit une division entre Wollstonecraft et son sexe qui est problématique parce qu’il permet Wollstonecraft d’être condescendante à l’égard des femmes et aussi parce qu’il implique qu’elle ne s’adresse pas aux femmes, en dépit de l’introduction (en fait, à la fin, elle s’adresse directement aux hommes). En parlant de la situation et les manières des femmes sans instruction elle est en accord avec les satiristes comme Jonathan Swift dans leurs critiques des femmes, mais elle place le blâme—elle dit—pas sur les femmes elle-mêmes, mais sur les hommes, la société: elle dit que c’est naturel pour les femmes de mettre “their hands to each others lappets and ruffles” (dans les mots de Swift) tandis que les hommes parlent de la politique parce qu’elles “have not any business to interest them, have not a taste for literature, and they find politics dry, because they have not acquired a love for mankind by turning their thoughts to the grand pursuits that exalt the human race, and promote general happiness” (219). C’est vrai que dans la figuration de son argument, cette situation vient d’oppression des hommes, mais sa formulation est intéressant: elle laisse l’action aux femmes. Elles ne sont pas empêchés de faire quelque chose; elles ne l’ont pas fait. Peut-être (probablement) sans le reconnaît, Wollstonecraft attaque les femmes pour les mêmes choses qu’elle insiste sont les produits de la société et l’oppression des hommes. Son ton, qui est souvent condescendant vers les femmes, implique une frustration avec les femmes qui restent ignorantes, qui ne se luttent pas contre leur circonstances, les femmes, en bref, qui ne sont pas comme elle-même. Voilà l’origine de la division entre eux et nous: quand elle parle de l’assujettissement des femmes par les hommes, elle s’inclure (“I view, with indignation, the mistaken notions which enslave my sex” (62)), mais quand elle parle de la situation courante des femmes, elle se sépare (la répétition continue de “they” et “them”) parce qu’elle se considère comme une évadée réussie, qui a pris la décision d’échapper ses circonstances et faire ce qu’elle peut avec ce qu’elle a. Dans sa formulation précédente, elle a fait le choix de tourner ses pensées vers les “grand pursuits”—une idée qui rappelle la liberté positive de Berlin.**

Au vu de cette division entre elle (consciente de l’oppression des femmes dans la société et engagée en luttant contre cette oppression) et les autres femmes (qui sont ignorantes), peut-être on peut voir son projet moins comme une vindication des droits des femmes et plutôt comme une vindication des droits des humains (distinct des hommes). Cette idée revient au fait que j’ai mentionné avant, qu’elle utilise un “us” et un “we” qui manquent un gendre distinct pour l’expression de ses vus en écriture, comme si elle veut se divorcer de sa féminité. Wollstonecraft développe une conception de gendre comme la chose qui conduit les problèmes dont elle parle. Ce n’est pas les hommes qui sont le problème, mais les conceptions qu’ils ont créé de la femme et de l’homme. Wollstonecraft écrit que “[the] desire of being always woman, is the very consciousness which degrades the sex” (126). C’est à dire que les femmes sont opprimées par la connaissance du fait qu’elles sont des femmes et par l’idée qu’elles doivent êtres toujours “la femme”—elles ne doivent jamais “forget their sex in company, for they are for ever trying to make themselves agreeable” (219). Qu’est ce qu’on doit faire, alors? Oublier notre sexe! L’idée de Wollstonecraft est de vraiment “obtain a character as a human being, regardless of the distinction of sex” (31, accentuation la mienne).

*Ce n’est pas à dire qu’elle n’utilise pas “us” pour signifier “nous, les femmes” après le début, mais que cette formulation est beaucoup moins fréquente que celle d’“eux.”

**Je ne suis pas satisfaite que cette explication est assez pour résoudre le conflict entre “us” and “them” et le problème de son ton condescendant. Elle explique d’où il vient, mais elle ne le justifie. J’ai quelque chose approchante une idée qu’il y a une scission de Wollstonecraft dans le texte et quand elle attaque “les femmes” comme un groupe elle attaque elle-même aussi, ou une partie d’elle-même, mais j’ai pas un vrai argument.

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