L’Utopie et le Supplément au voyage de Bougainville de Diderot

Bien qu’il puisse paraître que la société que Diderot décrit dans le Supplement au voyage de Bougainville est une sorte d’utopie—un endroit idyllique où règnent la liberté et l’égalité—en réalité, ce que Diderot fait dans le Supplement est de présenter seulement l’image d’une utopie et ensuite de montrer que ce “paradis” a autant de problèmes que la société il est supposé de s’opposer.

Sur la surface, le Tahiti est décrit comme quelque part qui approche l’état parfait de Rousseau: l’age d’or au début d’histoire d’homme. En Tahiti, il n’y a pas des lois arbitraires et contre la nature. Tous les gens peuvent faire ce qu’ils veulent. Les Tahitiens, dans les mots du vieillard, sont “innocents… heureux” et ils “suiv[ent] le pur instinct de la nature” (148). “[En Tahiti]” il continue, “tout est à tous.” Si on prend ces déclarations comme la vérité, le cas est simple: le Tahiti est une vestige de l’état dont parle Rousseau. Il est libre, juste, et aligné avec la nature. Et il fournit un point de contraste concrète avec la société Européenne qui est corrompu à cause des forces de la civilisation. Mais, en fait, le projet de Diderot et plus compliqué que ça: son Tahiti n’est pas une utopie, mais une société qui est aussi convaincu de sa supériorité que celle de Bougainville et l’aumonier.

Si le Tahiti représente—comme insistent Ourou et le vieillard—l’antithèse de la corruption de l’Europe, on penserai qu’on peut trouver, en Tahiti, les contraires de tous les problèmes européens. Si en Europe on a le mépris, l’injustice, le tromperie, le dissimulation, la maladie, le guerre, les malfaiteurs, c’est logique q’en Tahiti la société serait juste, ouvert, honnête, sans mécontents, guerres, ou maladies. Les Tahitiens devraient être égals, libres. Mais sont-ils? En regardant le texte, on trouve un écart entre le Tahiti du vieillard et le Tahiti qui est décrit en détail par Ourou. En particulière, le système des voiles et leur système économique mettent en évidence que le Tahiti n’est pas libre ou égalitariste.

Ouro dépense beaucoup de temps en décrivant à l’aumonier les attitudes des Tahitiens aux rapports sexuels pour montrer que le Tahiti est plus libre que l’Europe et que ses lois ont plus de raison parce qu’ils ne “battent” pas la nature. En Tahiti on peut se coucher avec n’importe qui. Les marriages ne sont pas obligatoires et ils ne contraignent pas. Tout le monde peut faire ce qu’il veut en accordance avec sa nature! Mais des femmes qui ne peuvent pas avoir des enfants sont interdits d’avoir rapports sexuels. En Tahiti, le sexe est une action utilitaire et l’objectif est les enfants. Si on ne peut pas avoir des enfants, on ne peut pas avoir des relations et on doit porter une voile pour signifier ce fait. Les vieilles et les femmes stériles portent des voiles noirs; les femmes qui ont leurs règles portent des gris; et les filles prépubères portent des blancs. Celles qui violées leurs interdictions sont punis—normalement par “le blâme” (169) (qui est—dans une façon intéressante—complètement parallèle à la langue utilisée pour décrire les châtiments pour les relations extra-conjugales en Europe: “le blâme général” (159)) et on imagine qu’elles sentent de la honte (nous savons, déjà, que la fille d’Ourou Thia a honte parce qu’elle n’a pas des enfants). Ourou raconte que “Nous avons de vieilles dissolues, qui sortent la nuit sans leur voile noir, et reçoivent des hommes, lorsqu’il ne peut rien résulter de leur approche; si elles sont reconnues our surprises, l’exil au nord de l’île, ou l’esclavage, est leur châtiment” (172). Là, le sanction semble assez inconsistant avec le crime: juste comme Ourou avait plaint des punitions européennes. Le fait qu’il y a des femmes qui veulent avoir des relations sexuels même si elles ne peuvent pas avoir des enfants impliques qu’il y a des pulsions de la nature qui existent mais que les Tahitiens ne sont pas libres d’avoir ou d’expresser. Il n’y a pas du raison pour l’interdiction de la sexe pour le plaisir; il est du moins assez arbitraire que l’interdiction contre l’inceste.

Alors les gens ne sont pas libres de faire tous ce qu’ils veulent, mais aussi le système des voiles impliques que tout le monde n’est pas égale aussi. Les femmes avec les voiles noires ont moins de droits que les autres. Aussi, le manière dans laquelle le Tahiti fête les enfants est équivalent à leur commodification. Est ce que les enfants sont libres et égales si leurs parents les considèrent comme des pièces de monnaie? (Sur ce sujet aussi, ce qui décrit Ourou ressemble un vrai système économique—est Tahiti si sauvage et non-civilisé que nous pensons?)

Alors, le Tahiti n’est pas libre; il n’est pas une utopie ou une presque-utopie. Ses lois ne semblent pas suivre ceux de la nature comme Ourou affirme s’ils exigent que certaines personnes suppriment leurs pulsions naturelles. Les Tahitiens ne peuvent pas être les sauvages heureux de Rousseau parce qu’ils vivent dans une société qui est artificielle et construite. Leurs lois et leurs sanctions sont si arbitraires que ceux des européens dénoncés par Ourou. Le bon sauvage doit vivre simplement, sans artifice, lié avec la nature; il est ce qu’il est. Bien que sur la surface (et au début), le Tahiti semble comme il est lié complètement avec la nature et que ses habitants sont simples et purs, il devient évident que tout n’est pas si simple. Si le bon sauvage existe, il n’est pas en Tahiti.

Le projet dans le supplément me semble d’être moins de présenter un état de nature utopique, mais plutôt d’utiliser le Tahiti comme une lentille à travers laquelle on peut examiner la société européenne pour faire une examination les lois, les moeurs, les attitudes des Européens. La leçon est plutôt ce que B dit, que les Européens doivent examiner leurs lois et changent ceux qui le méritent, mais “en attendant, nous nous y soumettrons” (186).

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